10/06/2008

10/06/08 - 22:25

Néant

Quand on n'a rien à dire, on peut aussi se taire. J'ai perdu cette saine habitude en ouvrant mon premier blog. Il est urgent que j'efface cet article.

06/06/2008

06/06/08 - 21:56

Moi-moi-moi

Moi aussi je voudrais savoir accueillir l'offense et le ridicule d'un grand rire franc et cordial. Au lieu de quoi je prends tout au sérieux et la moindre remarque me semble une provocation intolérable contre laquelle je brandis les armes. Au fond, il n'y a que ce qui compte que je traite avec légèreté.

05/06/2008

05/06/08 - 21:56

Imagette ostentatoire

04/06/2008

04/06/08 - 10:23

Une note exhumée

Pour le bourgeois l'analyste, pour le riche l'avocat. Du pauvre je ne parle pas car pour le pauvre il n'y a rien. De part et d'autre de la majorité une solitude infinie. Pour l'une la toute liberté de la fantaisie, pour l'autre le nom d'original et la rue pour seules distractions. Mais de ceux-là rien à dire, ce sont les oubliés du carré d'à côté (faute de porte).

04/06/08 - 08:01

Journalisme poétique

Deux imprécisions journalistiques me semblent moins acceptables à mesure que le temps passe. Depuis l'accident, lundi soir en Haute Savoie, entre un car scolaire et un TER, les journalistes évoquent les témoignages qui semblent contredire la version du chauffeur. Comment ne s'est-il encore trouvé personne (à la télévision, du moins) pour poser la question qui vient immédiatement à l'esprit. Un passager n'est généralement pas en tête de bus ! Ne se peut-il pas que le feu soit passé au rouge un instant après la décision du chauffeur ? Depuis qu'on répète les témoignages, pourquoi la question n'a-t-elle pas été posé ?

Autre ambiguïté récurrente au sujet du mariage annulé de Lille. La décision de justice s'est-elle fondée sur le fait que la mariée a menti ou sur le fait de sa non virginité ? Impossible de le savoir à la télévision. Je ne sais pas si l'un ou l'autre est plus satisfaisant, mais les deux circonstances sont bien distinctes. N'est-il pas du ressort du journaliste de lever l'ambiguïté ? Comment se retrouve-t-on avec des poètes de l'information qui préfèrent rapprocher les variations du temps des couleurs morales de leur sujet plutôt que de reconstruire des faits et leurs liens ?

03/06/2008

03/06/08 - 16:48

Pour moi, soyez personne

Je voudrais dire que je souffre, que l'on m'écoute et que nul ne m'entende. Que mes mots, quels qu'ils soient, se diffusent dans un brouillard épais. Qu'on en capte une couleur, qu'aucun n'en connaisse l'auteur. Et je rêve d'aisance et de gloire. Pourtant je les récuse et les repousse. Ou n'est-ce que le regret que je fuis ?

Pitié, ne comprenez rien à mes mots ! Moi même ils m'effraient, je veux leur être tout étranger. Qu'on me permette de croire qu'ils n'ont pas de sens. Et que personne ne peut les démêler. Bien sûr, je sais, je me trompe. Mais au pays des illusions, seul l'aveugle peut régner. Pour moi, je vous en prie, soyez personne.

S'il devait y avoir un auditeur, il faudrait expliquer. C'est à dire analyser, interpréter, prétendre comprendre. Distinguer. Tenez, il faudrait expliquer ce qu'est cette souffrance. On m'interrogerait. Et je me sentirais obligé de mentir. Pour de vrai. Travestir la vérité. Par pudeur. Par politesse ? Par faiblesse. Mentir pour de vrai...