29/07/2008

29/07/08 - 00:07

Voyez comme on fait silence

Doux comme une nuit d'été quand la pluie a passé. L'esprit libre comme si le monde avec les gouttes s'était trouvé essoré de toutes ses pesanteurs. Les gloires brillantes de la jeunesse insolente appellent notre rébellion. Si nos corps se rabougrissent et que la flamboyance des phrases se fane, que nous restera-t-il ? Mais croyez-vous que contre nous vous ne trouverez aucune opposition ? Pensez-vous -- enfants ! -- que nous vous laisserons ainsi pavaner ? Les chaînes qui plus que vous nous entravent seront notre porte voix. Car c'est de l'extirpation de la glaise que naquit le verbe. C'est par la lutte qu'il renaît à chaque mot arraché au silence.

25/07/2008

25/07/08 - 16:50

Doux rêves reposez-moi encore

Il me souvient avoir entendu hier un enfant rapporter fièrement qu'il a installé dans son école un fight club. Sans doute dois-je voir ici une facétie supplémentaire de mon inconscient qui sous un dehors de souvenir aura enfoui un rêve délirant de plus. D'ailleurs, sans avoir rien bu, je suis ivre. La colère est là, toute proche, prête à exploser dans les ravages les plus cinglants.

24/07/2008

24/07/08 - 22:47

Angoisse

Il est vrai que j'étouffe. Pourtant on ne me demande pas grand chose. Et j'ai honte quand je songe au confort qui m'est offert et dont je ne me satisfais pas. Mon ambition me pousse ailleurs. Au delà encore, c'est ma prétention qui m'arrache à toute modération. Je ne veux plus aller qu'où me pousse la fantaisie. Quoi d'original en cela ?

On me suggérait tout récemment que je pourrais trouver dans le métier d'artisan l'apaisement qui me fait défaut. C'est possible, en effet. J'aime laisser mes mains agir pendant que mon esprit se promène et virevolte. Pourtant je discerne au fond de moi un désir d'originalité et d'aventure. Bien enfoui sous le dehors d'un rigoureux conformisme.

Et l'aventure des mots, depuis longtemps délaissée ? Pourrais-je y revenir malgré une si longue absence. Je recommence à lire quelque peu mais il faudrait aussi écrire. Par bribes au moins, et de manière plus suivie. Quelques idées remontent en surface, encore faudrait-il savoir les agencer entre elles... Il faut rêver encore.

21/07/2008

21/07/08 - 22:23

Eloge de la légèreté.

On me dit sérieux. Pourtant à la fois rien n'est plus vrai ni n'est plus faux. Oui, après tout, sérieux, je voudrais bien l'être : un salarié appliqué, dévoué à son travail, un citoyen modèle. Mieux encore, dans toutes mes entreprises, je me rêve méthodique voire systématique pour être imparable, irréprochable. Pourtant rien ne m'est moins tolérable que la constance dans une quelconque activité. Aussi se figurera-t-on ce qu'il advient de mes prétentions et velléités.

Dans les faits, on le constate invariablement, mon idéal est le dilettantisme. C'est d'ailleurs ici que j'ai appris ce terme de dilettante, que revendiquait alors l'un des inscrits que j'eus la chance de rencontrer voici trois ans. Au fond, je ne comprends pas l'attachement laborieux qu'on me demande d'avoir pour des activités que je n'entends guère. Il y a des choses importantes qui nécessitent un travail suivi, réparti dans la durée. Qu'importe ?

Croit-on que je puisse consacrer mon temps, ce petit prélèvement (mais capital) sur l'éternité, et quelque peu de mon énergie à des activités futiles ? Ce qui compte, rien ne peut s'y opposer. Et par touches successives, ce n'est qu'à cela que je m'attèle. Aujourd'hui, rien dans mon activité ne ressemble plus qu'à des pointillés. C'est l'époque de l'éparpillement, d'une diversité irrépressible : le contraire de la concentration. Comment cacher que c'est douloureux ?

Pourtant je le sais, quant à moi, le sens dans ce fatras est concentré tout entier dans l'avenir. Que sera-t-il ? La perpétuation de ce jour ? A Dieu ne plaise ! Si l'on me permet cette expression que je discuterai un autre jour. Il y a longtemps que je n'ai plus scruté les lignes de l'avenir. Ma précédente expérience en l'affaire fut un échec assez cuisant pour m'en prémunir à présent. Mais l'engagement, lui, doit ressurgir. Et faire de moi un serviteur résolu.

19/07/2008

19/07/08 - 13:31

Plan de journée

10h pour dormir (au moins)
7h pour lire, s'informer, écouter
7h pour penser, noter, écrire (si l'on peut)
6h pour travailler