<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/</link><title>edeion</title><description>edeion</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-07-30T13:43:31+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>Voyez comme on fait silence</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080729000720/voyez-comme-on-fait-silence/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080729000720/voyez-comme-on-fait-silence/</guid><description>Doux comme une nuit d'été quand la pluie a passé. L'esprit libre comme si le monde avec les gouttes s'était trouvé essoré de toutes ses pesanteurs. Les gloires brillantes de la jeunesse insolente appellent notre rébellion. Si nos corps se rabougrissent et que la flamboyance des phrases se fane, que nous restera-t-il ? Mais croyez-vous que contre nous vous ne trouverez aucune opposition ? Pensez-vous -- enfants ! -- que nous vous laisserons ainsi pavaner ? Les chaînes qui plus que vous nous entravent seront notre porte voix. Car c'est de l'extirpation de la glaise que naquit le verbe. C'est par la lutte qu'il renaît à chaque mot arraché au silence.</description><content:encoded><![CDATA[Doux comme une nuit d'été quand la pluie a passé. L'esprit libre comme si le monde avec les gouttes s'était trouvé essoré de toutes ses pesanteurs. Les gloires brillantes de la jeunesse insolente appellent notre rébellion. Si nos corps se rabougrissent et que la flamboyance des phrases se fane, que nous restera-t-il ? Mais croyez-vous que contre nous vous ne trouverez aucune opposition ? Pensez-vous -- enfants ! -- que nous vous laisserons ainsi pavaner ? Les chaînes qui plus que vous nous entravent seront notre porte voix. Car c'est de l'extirpation de la glaise que naquit le verbe. C'est par la lutte qu'il renaît à chaque mot arraché au silence.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-07-29T00:07:20+01:00</dc:date></item><item><title>Doux rêves reposez-moi encore</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080725165011/doux-reves-reposez-moi-encore/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080725165011/doux-reves-reposez-moi-encore/</guid><description>Il me souvient avoir entendu hier un enfant rapporter fièrement qu'il a installé dans son école un fight club. Sans doute dois-je voir ici une facétie supplémentaire de mon inconscient qui sous un dehors de souvenir aura enfoui un rêve délirant de plus. D'ailleurs, sans avoir rien bu, je suis ivre. La colère est là, toute proche, prête à exploser dans les ravages les plus cinglants.</description><content:encoded><![CDATA[Il me souvient avoir entendu hier un enfant rapporter fièrement qu'il a installé dans son école un <i>fight club</i>. Sans doute dois-je voir ici une facétie supplémentaire de mon inconscient qui sous un dehors de souvenir aura enfoui un rêve délirant de plus. D'ailleurs, sans avoir rien bu, je suis ivre. La colère est là, toute proche, prête à exploser dans les ravages les plus cinglants.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-07-25T16:50:11+01:00</dc:date></item><item><title>Angoisse</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080724224720/angoisse/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080724224720/angoisse/</guid><description>Il est vrai que j'étouffe. Pourtant on ne me demande pas grand chose. Et j'ai honte quand je songe au confort qui m'est offert et dont je ne me satisfais pas. Mon ambition me pousse ailleurs. Au delà encore, c'est ma prétention qui m'arrache à toute modération. Je ne veux plus aller qu'où me pousse la fantaisie. Quoi d'original en cela ?

On me suggérait tout récemment que je pourrais trouver dans le métier d'artisan l'apaisement qui me fait défaut. C'est possible, en effet. J'aime laisser mes mains agir pendant que mon esprit se promène et virevolte. Pourtant je discerne au fond de moi un désir d'originalité et d'aventure. Bien enfoui sous le dehors d'un rigoureux conformisme.

Et l'aventure des mots, depuis longtemps délaissée ? Pourrais-je y revenir malgré une si longue absence. Je recommence à lire quelque peu mais il faudrait aussi écrire. Par bribes au moins, et de manière plus suivie. Quelques idées remontent en surface, encore faudrait-il savoir les agencer entre elles... Il faut rêver encore.</description><content:encoded><![CDATA[Il est vrai que j'étouffe. Pourtant on ne me demande pas grand chose. Et j'ai honte quand je songe au confort qui m'est offert et dont je ne me satisfais pas. Mon ambition me pousse ailleurs. Au delà encore, c'est ma prétention qui m'arrache à toute modération. Je ne veux plus aller qu'où me pousse la fantaisie. Quoi d'original en cela ?<br />
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On me suggérait tout récemment que je pourrais trouver dans le métier d'artisan l'apaisement qui me fait défaut. C'est possible, en effet. J'aime laisser mes mains agir pendant que mon esprit se promène et virevolte. Pourtant je discerne au fond de moi un désir d'originalité et d'aventure. Bien enfoui sous le dehors d'un rigoureux conformisme.<br />
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Et l'aventure des mots, depuis longtemps délaissée ? Pourrais-je y revenir malgré une si longue absence. Je recommence à lire quelque peu mais il faudrait aussi écrire. Par bribes au moins, et de manière plus suivie. Quelques idées remontent en surface, encore faudrait-il savoir les agencer entre elles... Il faut rêver encore.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-07-24T22:47:20+01:00</dc:date></item><item><title>Eloge de la légèreté.</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080721222354/eloge-de-la-legerete/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080721222354/eloge-de-la-legerete/</guid><description>On me dit sérieux. Pourtant à la fois rien n'est plus vrai ni n'est plus faux. Oui, après tout, sérieux, je voudrais bien l'être : un salarié appliqué, dévoué à son travail, un citoyen modèle. Mieux encore, dans toutes mes entreprises, je me rêve méthodique voire systématique pour être imparable, irréprochable. Pourtant rien ne m'est moins tolérable que la constance dans une quelconque activité. Aussi se figurera-t-on ce qu'il advient de mes prétentions et velléités.

Dans les faits, on le constate invariablement, mon idéal est le dilettantisme. C'est d'ailleurs ici que j'ai appris ce terme de dilettante, que revendiquait alors l'un des inscrits que j'eus la chance de rencontrer voici trois ans. Au fond, je ne comprends pas l'attachement laborieux qu'on me demande d'avoir pour des activités que je n'entends guère. Il y a des choses importantes qui nécessitent un travail suivi, réparti dans la durée. Qu'importe ?

Croit-on que je puisse consacrer mon temps, ce petit prélèvement (mais capital) sur l'éternité, et quelque peu de mon énergie à des activités futiles ? Ce qui compte, rien ne peut s'y opposer. Et par touches successives, ce n'est qu'à cela que je m'attèle. Aujourd'hui, rien dans mon activité ne ressemble plus qu'à des pointillés. C'est l'époque de l'éparpillement, d'une diversité irrépressible : le contraire de la concentration. Comment cacher que c'est douloureux ?

Pourtant je le sais, quant à moi, le sens dans ce fatras est concentré tout entier dans l'avenir. Que sera-t-il ? La perpétuation de ce jour ? A Dieu ne plaise ! Si l'on me permet cette expression que je discuterai un autre jour. Il y a longtemps que je n'ai plus scruté les lignes de l'avenir. Ma précédente expérience en l'affaire fut un échec assez cuisant pour m'en prémunir à présent. Mais l'engagement, lui, doit ressurgir. Et faire de moi un serviteur résolu.</description><content:encoded><![CDATA[On me dit sérieux. Pourtant à la fois rien n'est plus vrai ni n'est plus faux. Oui, après tout, sérieux, je voudrais bien l'être : un salarié appliqué, dévoué à son travail, un citoyen modèle. Mieux encore, dans toutes mes entreprises, je me rêve méthodique voire systématique pour être imparable, irréprochable. Pourtant rien ne m'est moins tolérable que la constance dans une quelconque activité. Aussi se figurera-t-on ce qu'il advient de mes prétentions et velléités.<br />
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Dans les faits, on le constate invariablement, mon idéal est le dilettantisme. C'est d'ailleurs ici que j'ai appris ce terme de <i>dilettante</i>, que revendiquait alors l'un des inscrits que j'eus la chance de rencontrer voici trois ans. Au fond, je ne comprends pas l'attachement laborieux qu'on me demande d'avoir pour des activités que je n'entends guère. Il y a des choses importantes qui nécessitent un travail suivi, réparti dans la durée. Qu'importe ?<br />
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Croit-on que je puisse consacrer mon temps, ce petit prélèvement (mais capital) sur l'éternité, et quelque peu de mon énergie à des activités futiles ? Ce qui compte, rien ne peut s'y opposer. Et par touches successives, ce n'est qu'à cela que je m'attèle. Aujourd'hui, rien dans mon activité ne ressemble plus qu'à des pointillés. C'est l'époque de l'éparpillement, d'une diversité irrépressible : le contraire de la concentration. Comment cacher que c'est douloureux ?<br />
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Pourtant je le sais, quant à moi, le sens dans ce fatras est concentré tout entier dans l'avenir. Que sera-t-il ? La perpétuation de ce jour ? A Dieu ne plaise ! Si l'on me permet cette expression que je discuterai un autre jour. Il y a longtemps que je n'ai plus scruté les lignes de l'avenir. Ma précédente expérience en l'affaire fut un échec assez cuisant pour m'en prémunir à présent. Mais l'engagement, lui, doit ressurgir. Et faire de moi un serviteur résolu.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-07-21T22:23:54+01:00</dc:date></item><item><title>Plan de journée</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080719133158/plan-de-journee/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080719133158/plan-de-journee/</guid><description>10h pour dormir (au moins)
7h pour lire, s'informer, écouter
7h pour penser, noter, écrire (si l'on peut)
6h pour travailler</description><content:encoded><![CDATA[10h pour dormir (au moins)<br />
7h pour lire, s'informer, écouter<br />
7h pour penser, noter, écrire (si l'on peut)<br />
6h pour travailler]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-07-19T13:31:58+01:00</dc:date></item><item><title>Néant</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080610222552/neant/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080610222552/neant/</guid><description>Quand on n'a rien à dire, on peut aussi se taire. J'ai perdu cette saine habitude en ouvrant mon premier blog. Il est urgent que j'efface cet article.</description><content:encoded><![CDATA[Quand on n'a rien à dire, on peut aussi se taire. J'ai perdu cette saine habitude en ouvrant mon premier blog. Il est urgent que j'efface cet article.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-10T22:25:52+01:00</dc:date></item><item><title>Moi-moi-moi</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080606215638/moi-moi-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080606215638/moi-moi-moi/</guid><description>Moi aussi je voudrais savoir accueillir l'offense et le ridicule d'un grand rire franc et cordial. Au lieu de quoi je prends tout au sérieux et la moindre remarque me semble une provocation intolérable contre laquelle je brandis les armes. Au fond, il n'y a que ce qui compte que je traite avec légèreté.</description><content:encoded><![CDATA[Moi aussi je voudrais savoir accueillir l'offense et le ridicule d'un grand rire franc et cordial. Au lieu de quoi je prends tout au sérieux et la moindre remarque me semble une provocation intolérable contre laquelle je brandis les armes. Au fond, il n'y a que ce qui compte que je traite avec légèreté.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-06T21:56:38+01:00</dc:date></item><item><title>Imagette ostentatoire</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080605215612/imagette-ostentatoire/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080605215612/imagette-ostentatoire/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/d/edeion/20080605-36996105948484488df8e9.jpg" width="400" height="300" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-05T21:56:12+01:00</dc:date></item><item><title>Une note exhumée</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080604102308/une-note-exhumee/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080604102308/une-note-exhumee/</guid><description>Pour le bourgeois l'analyste, pour le riche l'avocat. Du pauvre je ne parle pas car pour le pauvre il n'y a rien. De part et d'autre de la majorité une solitude infinie. Pour l'une la toute liberté de la fantaisie, pour l'autre le nom d'original et la rue pour seules distractions. Mais de ceux-là rien à dire, ce sont les oubliés du carré d'à côté (faute de porte).</description><content:encoded><![CDATA[Pour le bourgeois l'analyste, pour le riche l'avocat. Du pauvre je ne parle pas car pour le pauvre il n'y a rien. De part et d'autre de la majorité une solitude infinie. Pour l'une la toute liberté de la fantaisie, pour l'autre le nom d'original et la rue pour seules distractions. Mais de ceux-là rien à dire, ce sont les oubliés du carré d'à côté (faute de porte).]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-04T10:23:08+01:00</dc:date></item><item><title>Journalisme poétique</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080604080111/journalisme-poetique/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080604080111/journalisme-poetique/</guid><description>Deux imprécisions journalistiques me semblent moins acceptables à mesure que le temps passe. Depuis l'accident, lundi soir en Haute Savoie, entre un car scolaire et un TER, les journalistes évoquent les témoignages qui semblent contredire la version du chauffeur. Comment ne s'est-il encore trouvé personne (à la télévision, du moins) pour poser la question qui vient immédiatement à l'esprit. Un passager n'est généralement pas en tête de bus ! Ne se peut-il pas que le feu soit passé au rouge un instant après la décision du chauffeur ? Depuis qu'on répète les témoignages, pourquoi la question n'a-t-elle pas été posé ?

Autre ambiguïté récurrente au sujet du mariage annulé de Lille. La décision de justice s'est-elle fondée sur le fait que la mariée a menti ou sur le fait de sa non virginité ? Impossible de le savoir à la télévision. Je ne sais pas si l'un ou l'autre est plus satisfaisant, mais les deux circonstances sont bien distinctes. N'est-il pas du ressort du journaliste de lever l'ambiguïté ? Comment se retrouve-t-on avec des poètes de l'information qui préfèrent rapprocher les variations du temps des couleurs morales de leur sujet plutôt que de reconstruire des faits et leurs liens ?</description><content:encoded><![CDATA[Deux imprécisions journalistiques me semblent moins acceptables à mesure que le temps passe. Depuis l'accident, lundi soir en Haute Savoie, entre un car scolaire et un TER, les journalistes évoquent les témoignages qui semblent contredire la version du chauffeur. Comment ne s'est-il encore trouvé personne (à la télévision, du moins) pour poser la question qui vient immédiatement à l'esprit. Un passager n'est généralement pas en tête de bus ! Ne se peut-il pas que le feu soit passé au rouge un instant après la décision du chauffeur ? Depuis qu'on répète les témoignages, pourquoi la question n'a-t-elle pas été posé ?<br />
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Autre ambiguïté récurrente au sujet du mariage annulé de Lille. La décision de justice s'est-elle fondée sur le fait que la mariée a menti ou sur le fait de sa non virginité ? Impossible de le savoir à la télévision. Je ne sais pas si l'un ou l'autre est plus satisfaisant, mais les deux circonstances sont bien distinctes. N'est-il pas du ressort du journaliste de lever l'ambiguïté ? Comment se retrouve-t-on avec des poètes de l'information qui préfèrent rapprocher les variations du temps des couleurs morales de leur sujet plutôt que de reconstruire des faits et leurs liens ?]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-04T08:01:11+01:00</dc:date></item><item><title>Pour moi, soyez personne</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080603164812/pour-moi-soyez-personne/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080603164812/pour-moi-soyez-personne/</guid><description>Je voudrais dire que je souffre, que l'on m'écoute et que nul ne m'entende. Que mes mots, quels qu'ils soient, se diffusent dans un brouillard épais. Qu'on en capte une couleur, qu'aucun n'en connaisse l'auteur. Et je rêve d'aisance et de gloire. Pourtant je les récuse et les repousse. Ou n'est-ce que le regret que je fuis ?

Pitié, ne comprenez rien à mes mots ! Moi même ils m'effraient, je veux leur être tout étranger. Qu'on me permette de croire qu'ils n'ont pas de sens. Et que personne ne peut les démêler. Bien sûr, je sais, je me trompe. Mais au pays des illusions, seul l'aveugle peut régner. Pour moi, je vous en prie, soyez personne.

S'il devait y avoir un auditeur, il faudrait expliquer. C'est à dire analyser, interpréter, prétendre comprendre. Distinguer. Tenez, il faudrait expliquer ce qu'est cette souffrance. On m'interrogerait. Et je me sentirais obligé de mentir. Pour de vrai. Travestir la vérité. Par pudeur. Par politesse ? Par faiblesse. Mentir pour de vrai...</description><content:encoded><![CDATA[Je voudrais dire que je souffre, que l'on m'écoute et que nul ne m'entende. Que mes mots, quels qu'ils soient, se diffusent dans un brouillard épais. Qu'on en capte une couleur, qu'aucun n'en connaisse l'auteur. Et je rêve d'aisance et de gloire. Pourtant je les récuse et les repousse. Ou n'est-ce que le regret que je fuis ?<br />
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Pitié, ne comprenez rien à mes mots ! Moi même ils m'effraient, je veux leur être tout étranger. Qu'on me permette de croire qu'ils n'ont pas de sens. Et que personne ne peut les démêler. Bien sûr, je sais, je me trompe. Mais au pays des illusions, seul l'aveugle peut régner. Pour moi, je vous en prie, soyez personne.<br />
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S'il devait y avoir un auditeur, il faudrait expliquer. C'est à dire analyser, interpréter, prétendre comprendre. Distinguer. Tenez, il faudrait expliquer ce qu'est cette souffrance. On m'interrogerait. Et je me sentirais obligé de mentir. Pour de vrai. Travestir la vérité. Par pudeur. Par politesse ? Par faiblesse. Mentir pour de vrai...]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-03T16:48:12+01:00</dc:date></item><item><title>Puisqu'il faut tout faire soi-même...</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080530080154/puisqu-il-faut-tout-faire-soi-meme/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080530080154/puisqu-il-faut-tout-faire-soi-meme/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/d/edeion/20080603-20123157284845691822bbe.jpg" width="300" height="300" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-05-30T08:01:54+01:00</dc:date></item><item><title>L'esprit des lois -- pourquoi l'autonomie est une aporie</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080528231414/l-esprit-des-lois-pourquoi-l-autonomie-est-une-aporie/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080528231414/l-esprit-des-lois-pourquoi-l-autonomie-est-une-aporie/</guid><description>Un jeune damoiseau m'interroge : pourquoi ai-je fait le choix d'un portrait si laconique ? Et lorsque je réponds que je n'ai rien à dire sur moi qui ne soit erreur ou mensonge, l'ingénu s'exclame : « C'est pas bien le mensonge ! Mais du tout du tout  ! ». Pour parler avec sincérité, reconnaissons-le tout net, le mensonge, c'est même très très mal voire très très très mal.

Cependant, mon jeune interlocuteur n'a pas saisi, semble-t-il, que ce n'est pas du mensonge honteux et banal qu'il est question ici, il ne s'agit pas de travestir la vérité. Mentir sur soi, cela ne commence-t-il pas dès que l'on parle de soi ? S'est-il rendu compte, ce jeune-homme, que lorsque l'on parle de soi nos mots nous changent nous-mêmes à mesure que l'on essaie de se révéler ? En somme, on s'appuie sur un mensonge fondateur : celui qui consiste à prétendre que l'on est objectif vis-à-vis de soi, c'est à dire que l'on peut être à la fois le sujet locuteur et l'objet du discours. 

Mais laissons à d'autres le soin des derniers mots : « Ce n'était pas ma question ! -- Eh bien c'est ma réponse. »</description><content:encoded><![CDATA[Un jeune damoiseau m'interroge : pourquoi ai-je fait le choix d'un portrait si laconique ? Et lorsque je réponds que je n'ai rien à dire sur moi qui ne soit erreur ou mensonge, l'ingénu s'exclame : « C'est pas bien le mensonge ! Mais du tout du tout  ! ». Pour parler avec sincérité, reconnaissons-le tout net, le mensonge, c'est même très très mal voire très très très mal.<br />
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Cependant, mon jeune interlocuteur n'a pas saisi, semble-t-il, que ce n'est pas du mensonge honteux et banal qu'il est question ici, il ne s'agit pas de travestir la vérité. Mentir sur soi, cela ne commence-t-il pas dès que l'on parle de soi ? S'est-il rendu compte, ce jeune-homme, que lorsque l'on parle de soi nos mots nous changent nous-mêmes à mesure que l'on essaie de se révéler ? En somme, on s'appuie sur un mensonge fondateur : celui qui consiste à prétendre que l'on est objectif vis-à-vis de soi, c'est à dire que l'on peut être à la fois le sujet locuteur et l'objet du discours. <br />
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Mais laissons à d'autres le soin des derniers mots : « Ce n'était pas ma question ! -- Eh bien c'est ma réponse. »]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-05-28T23:14:14+01:00</dc:date></item><item><title>Définitions ?</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080502121345/definitions/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080502121345/definitions/</guid><description>En attendant de trouver un bloc-notes plus adéquat, une idée-question sous forme lapidaire.

1. L'idée
mathématique : analyse formelle
mathématiques : mathématique physico-centrique
informatique : mathématique anthropocentrique

2. Approfondissons
recherche : ce qui rend la réalité intelligible
structure : ce qui transforme des fragments en une entité propre
analyse : recherche de la structure
langage : agencement structuré de termes qui véhicule un sens
formel : qui prend la forme d'un langage symbolique

La liste ne prétend pas être exhaustive. Il manque en particulier une définition des préfixes anthropo- et physico- dont je n'ignore pas qu'elles se révèlent être des problèmes coriaces. Plus grave encore : rien n'est dit sur ce qu'est le sens. Une interprétation de la réalité par l'homme ? Ce serait alors la manière de rendre le monde humain...

On remarquera une curiosité banale : avec les définitions proposées, la recherche apparaît en fait comme une traduction. Il s'agit en effet de transformer la structure de la réalité en une structure intellectuelle. Ce qui sous-tend le présupposé, notons-le incidemment, que la réalité est intelligible. Et qu'est-ce que la réalité ? Tout ! Non, pas tout à fait : tout a une réalité, mais il y a des déviations. Sans y réfléchir trop, je chercherais une définition du genre : « tout sauf le réflexif ». Mais je n'arrive pas à me concentrer assez pour préciser. Indiquons cependant un élément essentiel : la pensée fait partie de la réalité.

Il me semble que j'avais autre chose à noter, mais j'ai oublié...</description><content:encoded><![CDATA[En attendant de trouver un bloc-notes plus adéquat, une idée-question sous forme lapidaire.<br />
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1. L'idée<br />
mathématique : analyse formelle<br />
mathématiques : mathématique physico-centrique<br />
informatique : mathématique anthropocentrique<br />
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2. Approfondissons<br />
recherche : ce qui rend la réalité intelligible<br />
structure : ce qui transforme des fragments en une entité propre<br />
analyse : recherche de la structure<br />
langage : agencement structuré de termes qui véhicule un sens<br />
formel : qui prend la forme d'un langage symbolique<br />
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La liste ne prétend pas être exhaustive. Il manque en particulier une définition des préfixes anthropo- et physico- dont je n'ignore pas qu'elles se révèlent être des problèmes coriaces. Plus grave encore : rien n'est dit sur ce qu'est le sens. Une interprétation de la réalité par l'homme ? Ce serait alors la manière de rendre le monde humain...<br />
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On remarquera une curiosité banale : avec les définitions proposées, la recherche apparaît en fait comme une traduction. Il s'agit en effet de transformer la structure de la réalité en une structure intellectuelle. Ce qui sous-tend le présupposé, notons-le incidemment, que la réalité est intelligible. Et qu'est-ce que la réalité ? Tout ! Non, pas tout à fait : tout a une réalité, mais il y a des déviations. Sans y réfléchir trop, je chercherais une définition du genre : « tout sauf le réflexif ». Mais je n'arrive pas à me concentrer assez pour préciser. Indiquons cependant un élément essentiel : la pensée fait partie de la réalité.<br />
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Il me semble que j'avais autre chose à noter, mais j'ai oublié...]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-05-02T12:13:45+01:00</dc:date></item><item><title>Souvenirs de joueur [radotages]</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080410220336/souvenirs-de-joueur-radotages/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080410220336/souvenirs-de-joueur-radotages/</guid><description>Dans un passé maintenant lointain malgré mes efforts derniers de le faire ressurgir à force d'invocations diverses, je fus un sorcier redoutable. Du moins dans l'univers fort confiné d'un jeu informatique du nom de « Heretic, Shadow of the Serpent Riders ».

Ma faible agilité ne suffisant pas toujours à me sortir des chausse-trappes proprement infernaux préparés par les scénaristes du jeu -- je puis l'avouer aujourd'hui -- j'avais succombé à la tentation de la fontaine de jouvence que m'offraient les fameux « cheat codes ».

Mais il ne me suffisait pas de recevoir ces derniers comme une manne venue de camarades compatissants. Je voulais moi-même retrouver ces informations. Il s'agissait d'un défi technique. En vain je scrutais un à un les fichiers de ce jeu en vue d'y identifier des termes intéressants ou des motifs intrigants, ce qui est la même chose. Faute d'y parvenir, je restais interloqué, envisageant que, peut-être, les codes recherchés auraient été cryptés.

Hier m'est apparue la confirmation de cette hypothèse d'il y a dix ans. En effet, le code source -- c'est à dire le texte définissant complètement le logiciel -- est aujourd'hui publié et disponible en de multiples endroits. La curiosité m'a poussé à le scruter et j'ai très rapidement identifié le fichier qui m'intéressait et la définition de macro-commande suivante :

#define CHEAT_ENCRYPT(a) \
        ((((a)&amp;amp;1)4))

Ainsi les codes en question étaient-ils bien cryptés, et de façon rudimentaire puisque, pour qui ouvre les yeux, il est évident qu'il s'agit tout bonnement d'une permutation des bits d'un octet (je l'explique ensuite). Mais on remarquera l'usage judicieux d'une macro-commande, de façon à ce que la chaîne de caractères correspondant au code se trouve cryptée au moment de la compilation. Autrement dit, mes recherches enfantines étaient vouées à l'échec, il m'aurait fallu procéder à une inspection beaucoup plus fine pour avoir une chance d'identifier les informations recherchées.

Un exemple d'utilisation de la macro :
// Toggle no clipping mode
static byte CheatNoClipSeq[] =
{
        CHEAT_ENCRYPT('k'),
        CHEAT_ENCRYPT('i'),
        CHEAT_ENCRYPT('t'),
        CHEAT_ENCRYPT('t'),
        CHEAT_ENCRYPT('y'),
        0xff
};

Revenons au cryptage. Comme on le constate dans l'exemple précédent, la macro CHEAT_ENCRYPT est utilisée pour crypter les caractères un à un. Quant à comprendre le fonctionnement de cette dernière, ce n'est pas si compliqué qu'il peut sembler au néophyte. Un caractère informatique (dans sa version rudimentaire) est représenté par la juxtaposition de 8 bits, lesquels valent soit 0 soit 1. Il s'agit en fait ici de changer l'ordre de ces bits selon la correspondance suivante :

position initiale : 12345678position image : 45287136
J'entends déjà les cris et les reproches qu'on m'adresse (j'entends par là « ceux que m'aurait adressé un lecteur »). En effet celui-là a raison : je n'ai pas identifié mon public, le niveau requis pour comprendre n'est pas uniforme et même les verbes sont conjugués à des temps et modes douteux. Qu'il aille se faire etc.</description><content:encoded><![CDATA[Dans un passé maintenant lointain malgré mes efforts derniers de le faire ressurgir à force d'invocations diverses, je fus un sorcier redoutable. Du moins dans l'univers fort confiné d'un jeu informatique du nom de « Heretic, Shadow of the Serpent Riders ».<br />
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Ma faible agilité ne suffisant pas toujours à me sortir des chausse-trappes proprement infernaux préparés par les scénaristes du jeu -- je puis l'avouer aujourd'hui -- j'avais succombé à la tentation de la fontaine de jouvence que m'offraient les fameux « cheat codes ».<br />
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Mais il ne me suffisait pas de recevoir ces derniers comme une manne venue de camarades compatissants. Je voulais moi-même retrouver ces informations. Il s'agissait d'un défi technique. En vain je scrutais un à un les fichiers de ce jeu en vue d'y identifier des termes intéressants ou des motifs intrigants, ce qui est la même chose. Faute d'y parvenir, je restais interloqué, envisageant que, peut-être, les codes recherchés auraient été cryptés.<br />
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Hier m'est apparue la confirmation de cette hypothèse d'il y a dix ans. En effet, le code source -- c'est à dire le texte définissant complètement le logiciel -- est aujourd'hui publié et disponible en de multiples endroits. La curiosité m'a poussé à le scruter et j'ai très rapidement identifié le fichier qui m'intéressait et la définition de macro-commande suivante :<br />
<br />
#define CHEAT_ENCRYPT(a) \<br />
        ((((a)&1)<<5)+ \<br />
        (((a)&2)<<1)+ \<br />
        (((a)&4)<<4)+ \<br />
        (((a)&8)>>3)+ \<br />
        (((a)&16)>>3)+ \<br />
        (((a)&32)<<2)+ \<br />
        (((a)&64)>>2)+ \<br />
        (((a)&128)>>4))<br />
<br />
Ainsi les codes en question étaient-ils bien cryptés, et de façon rudimentaire puisque, pour qui ouvre les yeux, il est évident qu'il s'agit tout bonnement d'une permutation des bits d'un octet (je l'explique ensuite). Mais on remarquera l'usage judicieux d'une macro-commande, de façon à ce que la chaîne de caractères correspondant au code se trouve cryptée au moment de la compilation. Autrement dit, mes recherches enfantines étaient vouées à l'échec, il m'aurait fallu procéder à une inspection beaucoup plus fine pour avoir une chance d'identifier les informations recherchées.<br />
<br />
Un exemple d'utilisation de la macro :<br />
// Toggle no clipping mode<br />
static byte CheatNoClipSeq[] =<br />
{<br />
        CHEAT_ENCRYPT('k'),<br />
        CHEAT_ENCRYPT('i'),<br />
        CHEAT_ENCRYPT('t'),<br />
        CHEAT_ENCRYPT('t'),<br />
        CHEAT_ENCRYPT('y'),<br />
        0xff<br />
};<br />
<br />
Revenons au cryptage. Comme on le constate dans l'exemple précédent, la macro CHEAT_ENCRYPT est utilisée pour crypter les caractères un à un. Quant à comprendre le fonctionnement de cette dernière, ce n'est pas si compliqué qu'il peut sembler au néophyte. Un caractère informatique (dans sa version rudimentaire) est représenté par la juxtaposition de 8 bits, lesquels valent soit 0 soit 1. Il s'agit en fait ici de changer l'ordre de ces bits selon la correspondance suivante :<br />
<br />
<table><tr><td>position initiale : </td><td>1</td><td>2</td><td>3</td><td>4</td><td>5</td><td>6</td><td>7</td><td>8</td></tr><tr><td>position image : </td><td>4</td><td>5</td><td>2</td><td>8</td><td>7</td><td>1</td><td>3</td><td>6</td></tr></table><br />
J'entends déjà les cris et les reproches qu'on m'adresse (j'entends par là « ceux que m'aurait adressé un lecteur »). En effet celui-là a raison : je n'ai pas identifié mon public, le niveau requis pour comprendre n'est pas uniforme et même les verbes sont conjugués à des temps et modes douteux. Qu'il aille se faire etc.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-04-10T22:03:36+01:00</dc:date></item></channel></rss>