<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/</link><title>edeion</title><description>edeion</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2009</dc:rights><dc:date>2009-09-27T18:39:09+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>Confidence</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20090927183702/confidence/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20090927183702/confidence/</guid><description>Les modérés ont rarement tort mais ils n'obtiennent jamais raison.</description><content:encoded><![CDATA[Les modérés ont rarement tort mais ils n'obtiennent jamais raison.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2009-09-27T18:37:02+01:00</dc:date></item><item><title>Divagations</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20090904215223/divagations/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20090904215223/divagations/</guid><description>Je ne connais rien des hippies, pas grand chose de mai 68. Rien qui soit identifié comme se référant spécifiquement à eux, du moins. Que nous ont-ils appris, que peut-on tirer de leur expérience aujourd'hui ? Je ne veux pas rejeter ma culture, mais la libérer. Je veux entamer une réflexion au long cours sur un mode de vie différent. Réflexion banale aujourd'hui, mais je veux la mener moi aussi, pour m'affranchir de l'étroit carcan que je m'inflige sans même souvent en prendre conscience.

Les vues écologiques me touchent, comme la plupart d'entre nous. Pourtant fréquemment elles me semblent dérisoires. Je me souviens du premier enthousiasme pour les bio-carburants, qu'on prétendait plus écologiques que les énergies fossiles. Je pense à l'alimentation qu'on dit biologique : si à bien des aspects je la préfère, je me demande en revanche comment elle peut nourrir une large population à un coût acceptable. Précisons : se demander, ce n'est pas réfuter. Il faut y penser : imaginer, étudier, expérimenter, prouver.

Je ne veux pas révolutionner le monde, je ne veux que me réformer. C'était mon objectif lorsque j'ai ouvert mon premier journal, mon intention lorsque je l'ai accompagné de ce blog erratique. Itinéraire sinueux, douloureux, exigeant. On en vient un temps à ne plus savoir ni qui l'on est, ni ce que l'on veut. Imperceptiblement, on grandit, même si les formes nouvelles restent incertaines. Je ressens de manière insistante le désir de prendre le large, de m'éloigner de l'agitation quotidienne de la ville. Je crois pourtant savoir déjà que l'isolement me fera souffrir et je devine une campagne moins accueillante que je ne la rêve. Malgré tout, c'est là que j'imagine la source que je recherche.

Je rêve d'une nature exubérante et bienveillante. Je la sais hostile. Une question se pose : comment l'apprivoiser (plutôt que la dompter), lui donner un visage humain sans la dénaturer ? Oui, je suis un artisan pétri de valeurs chrétiennes, porteur d'un idéal monacal fait d'aridité et d'exigence mais aussi d'une foi profonde (encore faudra-t-il redécouvrir sur quoi elle porte et m'assurer que je puisse encore dire « sur qui »). Faut-il renoncer à tout cela ? Je ne le crois pas. Je ne le veux pas. Mais il faut le repenser, tirer de mon originalité autre chose que la souffrance insistante qui fait mon quotidien depuis toujours.

Le retrait dans la solitude m'est un désir récurrent et puissant. Je ne crois pas devoir lui céder, cependant. Cet autre qui m'irrite toujours, c'est son indifférence qui me blesse. Je ne veux pas abolir sa présence, je veux au contraire la restaurer. (Malentendu classique qui éloigne le profane de la compréhension de l'enjeu premier de la vie monacale.) Qui me rejoindra dans mon ermitage, et pour servir quel projet ? Le projet de vivre pour devenir hommes. Le projet de se libérer de tout ce qui n'est qu'un superflu aliénant en se rappelant toujours que l'essentiel, c'est l'autre. L'autre pour devenir soi.

D'autres ont ouvert la voie. Wittgenstein et Grothendieck sont probablement de ceux-là, et des plus illustres. D'eux, j'avoue ne rien connaître et je confesse une inquiétude insidieuse qui me les fait craindre odieux. Pourtant leur aura traverse les campagnes reculées, glissant sur les escarpements montagneux de leurs retraites jusqu'à rejoindre l'oreille et le cœur d'un prêtre raté en quête de sens. Prophètes, à quelle vie m'appelez-vous ? Hippies et anarchistes veulent repenser la société. Ils font bien : l'homme est toujours à réinventer. Me voici à leur école. Je n'ai ni leur candeur ni leur souplesse, mais comme eux je le crois : un autre monde est possible.

(Oui, je sais : il faudra lire Spinoza, Deleuze, Derrida et bien d'autres. Mais laissez-moi vivre comme j'essaie de me laisser vivre.) </description><content:encoded><![CDATA[Je ne connais rien des hippies, pas grand chose de mai 68. Rien qui soit identifié comme se référant spécifiquement à eux, du moins. Que nous ont-ils appris, que peut-on tirer de leur expérience aujourd'hui ? Je ne veux pas rejeter ma culture, mais la libérer. Je veux entamer une réflexion au long cours sur un mode de vie différent. Réflexion banale aujourd'hui, mais je veux la mener moi aussi, pour m'affranchir de l'étroit carcan que je m'inflige sans même souvent en prendre conscience.<br />
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Les vues écologiques me touchent, comme la plupart d'entre nous. Pourtant fréquemment elles me semblent dérisoires. Je me souviens du premier enthousiasme pour les bio-carburants, qu'on prétendait plus écologiques que les énergies fossiles. Je pense à l'alimentation qu'on dit biologique : si à bien des aspects je la préfère, je me demande en revanche comment elle peut nourrir une large population à un coût acceptable. Précisons : se demander, ce n'est pas réfuter. Il faut y penser : <em>imaginer, étudier, expérimenter, prouver</em>.<br />
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Je ne veux pas révolutionner le monde, <em>je ne veux que me réformer</em>. C'était mon objectif lorsque j'ai ouvert mon premier journal, mon intention lorsque je l'ai accompagné de ce blog erratique. Itinéraire sinueux, douloureux, exigeant. On en vient un temps à ne plus savoir ni qui l'on est, ni ce que l'on veut. Imperceptiblement, on grandit, même si les formes nouvelles restent incertaines. Je ressens de manière insistante le désir de prendre le large, de m'éloigner de l'agitation quotidienne de la ville. Je crois pourtant savoir déjà que l'isolement me fera souffrir et je devine une campagne moins accueillante que je ne la rêve. Malgré tout, c'est là que j'imagine la source que je recherche.<br />
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Je rêve d'une nature exubérante et bienveillante. Je la sais hostile. Une question se pose : comment l'apprivoiser (plutôt que la dompter), lui donner un visage humain sans la dénaturer ? Oui, je suis un artisan pétri de valeurs chrétiennes, porteur d'un idéal monacal fait d'aridité et d'exigence mais aussi d'une foi profonde (encore faudra-t-il redécouvrir sur quoi elle porte et m'assurer que je puisse encore dire « sur qui »). Faut-il renoncer à tout cela ? Je ne le crois pas. Je ne le veux pas. Mais il faut le repenser, tirer de mon originalité autre chose que la souffrance insistante qui fait mon quotidien depuis toujours.<br />
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Le retrait dans la solitude m'est un désir récurrent et puissant. Je ne crois pas devoir lui céder, cependant. Cet autre qui m'irrite toujours, c'est son indifférence qui me blesse. Je ne veux pas abolir sa présence, je veux au contraire la restaurer. (Malentendu classique qui éloigne le profane de la compréhension de l'enjeu premier de la vie monacale.) Qui me rejoindra dans mon ermitage, et pour servir quel projet ? Le projet de vivre pour devenir hommes. Le projet de se libérer de tout ce qui n'est qu'un superflu aliénant en se rappelant toujours que <em>l'essentiel, c'est l'autre</em>. L'autre pour devenir soi.<br />
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D'autres ont ouvert la voie. Wittgenstein et Grothendieck sont probablement de ceux-là, et des plus illustres. D'eux, j'avoue ne rien connaître et je confesse une inquiétude insidieuse qui me les fait craindre odieux. Pourtant leur aura traverse les campagnes reculées, glissant sur les escarpements montagneux de leurs retraites jusqu'à rejoindre l'oreille et le cœur d'un prêtre raté en quête de sens. <em>Prophètes, à quelle vie m'appelez-vous ?</em> Hippies et anarchistes veulent repenser la société. Ils font bien : l'homme est toujours à réinventer. Me voici à leur école. Je n'ai ni leur candeur ni leur souplesse, mais comme eux je le crois : un autre monde est possible.<br />
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(Oui, je sais : il faudra lire Spinoza, Deleuze, Derrida et bien d'autres. Mais laissez-moi vivre comme j'essaie de me laisser vivre.) ]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2009-09-04T21:52:23+01:00</dc:date></item><item><title>Doux rêves</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080725165011/doux-reves/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080725165011/doux-reves/</guid><description>Je me souviens d'avoir entendu hier un enfant se vanter d'avoir installé dans son école un fight club. Nouvelle facétie de mon inconscient, sans doute, qui de l'apparence du souvenir aura voilé un nouveau rêve délirant. D'ailleurs, sans m'être aviné, je suis ivre. La colère est là, toute proche, prête à exploser.</description><content:encoded><![CDATA[Je me souviens d'avoir entendu hier un enfant se vanter d'avoir installé dans son école un <i>fight club</i>. Nouvelle facétie de mon inconscient, sans doute, qui de l'apparence du souvenir aura voilé un nouveau rêve délirant. D'ailleurs, sans m'être aviné, je suis ivre. La colère est là, toute proche, prête à exploser.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-07-25T16:50:11+01:00</dc:date></item><item><title>Dilettantisme</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080721222354/dilettantisme/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080721222354/dilettantisme/</guid><description>On me dit sérieux. Je voudrais bien. Salarié appliqué, dévoué à son travail, citoyen modèle. Je me rêve méthodique, irréprochable. Pourtant rien ne m'est moins tolérable que la constance. Aussi se figurera-t-on ce qui advient de mes prétentions et velléités.

Dans les faits, mon idéal est manifestement le dilettantisme. Au fond, je ne comprends pas l'attachement laborieux qu'on me demande d'avoir pour des activités idiotes. Il y a des choses importantes qui nécessitent un travail suivi, réparti dans la durée. Qu'importe ?

Croit-on que je vais consacrer mon temps (petit prélèvement d'éternité) à des activités futiles ? Aujourd'hui, rien dans mon action ne peut plus se comparer qu'à une ligne brisée. C'est l'éparpillement, une diversité irrépressible : le contraire de la concentration. Pourquoi cacher que c'est douloureux ?

Pourtant je le sens : dans ce fatras est concentré l'avenir. Que sera-t-il ? La perpétuation de ce jour ? À Dieu ne plaise ! Il y a longtemps que je n'ai plus scruté les lignes de l'avenir. Mais l'engagement, doit ressurgir, faire enfin de moi un serviteur résolu.</description><content:encoded><![CDATA[On me dit sérieux. Je voudrais bien. Salarié appliqué, dévoué à son travail, citoyen modèle. Je me rêve méthodique, irréprochable. Pourtant rien ne m'est moins tolérable que la constance. Aussi se figurera-t-on ce qui advient de mes prétentions et velléités.<br />
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Dans les faits, mon idéal est manifestement le dilettantisme. Au fond, je ne comprends pas l'attachement laborieux qu'on me demande d'avoir pour des activités idiotes. Il y a des choses importantes qui nécessitent un travail suivi, réparti dans la durée. Qu'importe ?<br />
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Croit-on que je vais consacrer mon temps (petit prélèvement d'éternité) à des activités futiles ? Aujourd'hui, rien dans mon action ne peut plus se comparer qu'à une ligne brisée. C'est l'éparpillement, une diversité irrépressible : le contraire de la concentration. Pourquoi cacher que c'est douloureux ?<br />
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Pourtant je le sens : dans ce fatras est concentré l'avenir. Que sera-t-il ? La perpétuation de ce jour ? À Dieu ne plaise ! Il y a longtemps que je n'ai plus scruté les lignes de l'avenir. Mais l'engagement, doit ressurgir, faire enfin de moi un serviteur résolu.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-07-21T22:23:54+01:00</dc:date></item><item><title>Vanité</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080610222552/vanite/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080610222552/vanite/</guid><description>Quand on n'a rien à dire, on peut aussi se taire. J'ai perdu cette saine habitude en ouvrant un blog. Il est urgent que j'efface cet article.</description><content:encoded><![CDATA[Quand on n'a rien à dire, on peut aussi se taire. J'ai perdu cette saine habitude en ouvrant un blog. Il est urgent que j'efface cet article.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-10T22:25:52+01:00</dc:date></item><item><title>Légèreté</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080606215638/legerete/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080606215638/legerete/</guid><description>Moi aussi je voudrais savoir accueillir l'offense et le ridicule d'un grand rire franc et cordial. Au lieu de quoi je prends tout au sérieux. Au fond, ce n'est que ce qui compte que je considère avec légèreté.</description><content:encoded><![CDATA[Moi aussi je voudrais savoir accueillir l'offense et le ridicule d'un grand rire franc et cordial. Au lieu de quoi je prends tout au sérieux. Au fond, ce n'est que ce qui compte que je considère avec légèreté.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-06T21:56:38+01:00</dc:date></item><item><title>Tiers exclu</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080604102308/tiers-exclu/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080604102308/tiers-exclu/</guid><description>Pour le bourgeois l'analyste, pour le riche l'avocat. Du pauvre je ne parle pas car pour le pauvre il n'y a rien. De part et d'autre de la majorité une solitude infinie. Pour l'une la toute liberté de la fantaisie, pour l'autre le nom d'original et la rue pour seules distractions. Mais de ceux-là rien à dire, ce sont les oubliés du pas de porte.</description><content:encoded><![CDATA[Pour le bourgeois l'analyste, pour le riche l'avocat. Du pauvre je ne parle pas car pour le pauvre il n'y a rien. De part et d'autre de la majorité une solitude infinie. Pour l'une la toute liberté de la fantaisie, pour l'autre le nom d'original et la rue pour seules distractions. Mais de ceux-là rien à dire, ce sont les oubliés du pas de porte.]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-04T10:23:08+01:00</dc:date></item><item><title>Pour moi, soyez personne</title><link>http://blog.edeion.gayattitude.com/20080603164812/pour-moi-soyez-personne/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.edeion.gayattitude.com/20080603164812/pour-moi-soyez-personne/</guid><description>Les mots, se diffusent dans l'épaisseur du brouillard. On en capte au mieux une couleur, les jours de printemps. De mes mots j'aimerais qu'on ignore l'auteur et pourtant qu'on l'entende. N'est-ce que le regret que je fuis ?

Ne comprenez rien à mes mots ! Ils m'effraient. Je veux leur être étranger. Qu'on me laisse croire qu'ils n'ont pas de sens, que personne ne peut les démêler. Bien sûr, je le sais, je me trompe. Du pays des illusions, je suis le borgne roi. Pour moi, je vous en prie, soyez personne.

S'il devait y avoir un auditeur, il faudrait expliquer. Analyser, interpréter, prétendre comprendre. Distinguer. Tenez, il faudrait expliquer ce qu'est cette souffrance. On m'interrogerait. Et je devrais mentir. Pour de vrai. Par pudeur. Par politesse ? Par faiblesse. Mentir pour de vrai...</description><content:encoded><![CDATA[Les mots, se diffusent dans l'épaisseur du brouillard. On en capte au mieux une couleur, les jours de printemps. De mes mots j'aimerais qu'on ignore l'auteur et pourtant qu'on l'entende. N'est-ce que le regret que je fuis ?<br />
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Ne comprenez rien à mes mots ! Ils m'effraient. Je veux leur être étranger. Qu'on me laisse croire qu'ils n'ont pas de sens, que personne ne peut les démêler. Bien sûr, je le sais, je me trompe. Du pays des illusions, je suis le borgne roi. Pour moi, je vous en prie, soyez personne.<br />
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S'il devait y avoir un auditeur, il faudrait expliquer. Analyser, interpréter, prétendre comprendre. Distinguer. Tenez, il faudrait expliquer ce qu'est cette souffrance. On m'interrogerait. Et je devrais mentir. Pour de vrai. Par pudeur. Par politesse ? Par faiblesse. Mentir pour de vrai...]]></content:encoded><dc:creator>edeion</dc:creator><dc:date>2008-06-03T16:48:12+01:00</dc:date></item></channel></rss>